2007200820092010201120122013201420152020(prévision)LenombredemédecinsgénéralistesàParisLapopulationmédicaleparisienne

Alors que de plus en plus d’élus luttent par tous les moyens contre la désertification médicale, Paris aussi perd petit à petit ses médecins. Avec 193,5 médecins généralistes pour 100 000 habitants en 2015, Paris a la plus forte densité médicale de France et ne peut pas être considéré comme un désert. Le conseil national de l’ordre des médecins constate néanmoins une baisse des effectifs de l’ordre de 24 % sur la période 2007-2016. Une diminution qui n’épargne aucun des quartiers de la capitale.

 

L’agence régionale de santé d’Île-de-France recense en effet des zones déficitaires et fragiles notamment dans les XVIIIe, XIXe et XXe arrondissement où la population médicale est la plus faible. En 2014, une étude universitaire estimait qu’à l’horizon 2019, Paris devra recruter 705 médecins généralistes pour compenser ce déficit.

 

Des médecins vieillissants

 

La démographie médicale de la capitale explique en partie ce repli. Les médecins généralistes libéraux et mixtes sont âgés de 55 ans en moyenne et la part des plus de 60 ans représente 34,3 % des effectifs. D’un autre côté, les moins de 40 ne représentent que 10,9 % de cette population. Une population vieillissante qui se renouvelle assez peu.

 

Paris attirent de moins en moins les jeunes médecins désireux de s’installer. Les loyers trop chers par rapport au prix de la consultation sont mis en avant pour justifier ce désintérêt. Ainsi, même les « jeunes formés en Île-de-France préfèrent s’expatrier » explique au Monde Jean-François Rault, président de la section santé publique et démographie médicale de l'Ordre des médecins.

 

Attirer les jeunes médecins

 

Pour lutter contre ce phénomène, la ville de Paris a notamment mis en place le système Paris Med’. En échange d’une aide juridique et d’un soutien financier lors de leur installation, les jeunes professionnels de santé s’engagent à exercer au moins 3 ans en secteur 1 dans un quartier déficitaire. Le premier cabinet de ce type a ouvert ses portes en septembre 2016 dans le XXe arrondissement.

 

D’autres cabinets vont suivre dans les IIIe, XIe et XVIIIe. À terme, la mairie de Paris vise 100 installations par an.

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