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Deux semaines après les élections en Mecklembourg-Poméranie, Angela Merkel enregistre un nouveau revers électoral à Berlin. La CDU menée par Frank Henkel récolte 17,6 % des voix, son plus mauvais score dans la capitale allemande. Un recul de plus de 5 points par rapport aux dernières élections de 2011. De son côté, le SPD enregistre lui aussi le score le plus faible de son histoire à Berlin avec 21,6 % des voix et recule de plus de 6 points par rapport à 2011.

La carte des résultats montre un clivage très net entre l’Est et l’Ouest de la ville. « La grogne devrait être de mise dans de nombreux quartier, notamment à l'Est où les résultats du SPD sont particulièrement faibles » selon le Spiegel Online.

Une défaite liée à la politique migratoire ?

Cette défaite alimente les nombreuses critiques et renforce les opposants à la politique d’accueil des réfugiés menée par Angela Merkel. Elle profite notamment au parti populiste Alternativ für Deutschland (AfD) qui a fait de ce thème son cheval de bataille. Il parvient à faire élire 25 députés en réalisant ses plus gros scores dans les quartiers de l’ancien Berlin-Est de Lichtenberg, de Treptow-Köpenick et de Marzahn-Hellersdorf.

Néanmoins, le rejet des Berlinois ne se limite pas à la question des réfugiés selon la Süddeutsche Zeitung pour qui le report des voix perdues par le SPD et la CDU profite également à die Linke et aux libéraux du FDP. Le quotidien munichois pointe du doigt un manque de professionnalisme des deux partis dirigeants dans la gestion de dossiers comme celui du Lageso (Direction régionale de la santé et des affaires sociales). Les deux partenaires s’accusant mutuellement de cette mauvaise gestion se sont montrés irrespectueux alors que « les Berlinois cherchent avant tout du professionnalisme » de la part de leurs politiques.

Par ailleurs, les Berlinois ont fortement désavoué les partis au pouvoir à cause du retard dans le chantier du nouvel aéroport ou encore la hausse des loyers dans la capitale.

Un avant-goût de l’élection de 2017 ?

C’est donc à Michael Müller, maire sortant et chef de file des sociaux-démocrates berlinois de former une coalition de gouvernement. Une tache qui « se révélera laborieuse » selon le Spiegel Online. Aucun parti ne veut s’allier avec l’AfD et les accords avec la CDU et le Verts ou la CDU et die Linke sont d’ores et déjà exclus. Une coalition entre le SPD, les Verts et die Linke est donc la plus probable.

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